Ombres et lumières

Publié le 23 Mars 2019

photo: Pauline Théon

photo: Pauline Théon

Bien souvent après que l'audace l'ait saisie et que dans un élan de confiance et de désir elle ait été jusqu'au bout de son envie en rasant ses cheveux, l'étape suivante est une décoloration qui donne une blondeur rassurante et douce à cette nouvelle physionomie qu'elle craint un peu d'être trop dure. S'engage alors un jeu qui pourrait être sans fin entre le cheveux qui pousse et qu'il faut tondre à nouveau et la couleur repoussée aux extrémités par ce même cheveux qui grandit. Il faut décolorer encore si elle veut que la tondeuse n'efface pas la blondeur...

Mais lorsqu'arrive l'entre-deux, il y a une courte période où le mélange est presque harmonieux, où la blondeur s'éclaire dans la lumière, formant une auréole tout autour de la tête, tandis que le brun naturel accentue l'ombre et pointe au fond de la texture pour contraster la douceur. Le mélange donne alors aux cheveux ras de la profondeur et l'étrange apparence du pelage d'un animal sauvage

C'est dans ce moment de métissage qu'elle se pose la question de savoir s'il faut retrouver la couleur, ou laisser davantage pousser ses cheveux, luttant contre l'envie furieuse de les tondre à nouveau. Toutes les options se présentent, laissant à l'Androgyne le choix de déplacer le curseur sur cette règle qui mesure le partage entre masculin et féminin et où, bizarrement, la tondeuse redonne toujours l'avantage au féminin. 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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