Le début de la sagesse

Publié le 13 Août 2018

Photo: Thomas Hein

Photo: Thomas Hein

C'est ainsi, les pessimistes verront toujours le verre à moitié vide, alors que les autres le voient à moitié plein. Aujourd'hui, trouver un aspect négatif dans le fait qu'une femme se coupe les cheveux très court, c'est imaginer des souvenirs d'un temps qu'on a même pas connu, penser à la maladie, à la réclusion, à l'extrémisme, enfin bref! Voir le verre inexorablement à moitié vide. 

Pourtant il y a toujours eu une grande vertu à se débarrasser des apprêts et accessoires d'une féminité qui n'est dictée que par certains. Les religions occidentales en on fait une sorte de mortification, en tondant les nonnes catholiques, en rasant les femmes mariées juives, mais les philosophies orientales voient plus facilement dans ce domaine une libération du corps et de l'esprit. En dehors de ces considérations, se soustraire aux dogmes et aux dictats n'est jamais mauvais. 

Il y a cela d'admirable chez les femmes occidentales qui osent cette abstraction, qu'elles le font généralement avec toutes ces peurs à surmonter, ou le cœur plus léger, mais sans jamais voir le verre à moitié vide. Et leur courage, ou leur folie, est tout de suite récompensée par cette liberté insoupçonnée et cette vérité révélée par leur visage sans artifices ni paravent. Sans compter que pour la plupart, elles font ainsi un tri implacable parmi leurs prétendants, éliminant  inéluctablement les idiots et les esprits trop obtus qui ne voient désormais en elles que des êtres inclassables, selon leur code obsolète, dans la catégorie "femme". Et ce n'est pas le moindre des bénéfices...

 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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