Eternelle

Publié le 16 Mars 2018

Photo: Gilles Delacuvellerie

Photo: Gilles Delacuvellerie

Souvent, pour donner de l'épaisseur à son article banal, un chroniqueur ou un pigiste va parler d'androgyne pour évoquer une jeune femme aux cheveux courts ou au style vestimentaire un peu masculin... Triste indigence et erreur de jugement. L'androgyne est bien au delà d'une simple considération visuelle.

Le monstre de la Mythologie est devenu l'Être parfait, affranchi du clivage des genres. Il faut le voir, il faut la voir nue pour comprendre que le vêtement n'y est pour rien, les cheveux courts ou longs non plus d'ailleurs. Mais c'est comme une accentuation, aigüe ou grave, selon que le sexe est masculin ou féminin. 

Celle-ci au corps d'éphèbe, a la peau soyeuse d'une fille et le cuir ancré d'un marin de Terre-Neuve, le visage d'un ange et les épaules droites et solides d'un matelot, la nuque tondue jusqu'à la peau d'un guerrier et la frange courte d'une enfant. Mais le mélange est sans lutte, pas de surenchère, pas de domination, de heurts entre masculin et féminin. Harmonieux et naturel, presque irréel.

Sur son sein, côté cœur, c'est le mot "Eternel" ou plutôt "Eternelle" tatoué à jamais et cela ne semble pas plus un souhait qu'un serment, mais certainement la nature même de cette personne d'exception.

Modèle: Coralie Robin

 

 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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