Une coupe de...

Publié le 19 Février 2018

Photo: Ondina Maldonado

Photo: Ondina Maldonado

On peut s'étonner, arrivé à notre époque, d'entendre encore des réflexions ou de lire certains articles de magazines qui évoquent une catégorie sociale pour qualifier un style ou une coupe de cheveux.

Ainsi, les moins perspicaces elles mêmes auront remarqué qu'une jeune femme, entre 18 et 25 ans, qui aime se faire couper les cheveux très court, dans un style d'inspiration masculine, sera immanquablement soupçonnée d'être lesbienne, quelque soit sa réelle orientation. Pour le moins, on qualifiera sa coupe de cheveux de "coupe de lesbienne", ce qui bien évidemment n'a ni fondement, ni bon sens. 

Avant même d'atteindre ces catégorisations, on va reprocher à une femme ses cheveux courts en considérant qu'elle renonce à toute féminité en les coupant. Ce qui bien sûr, non seulement est stupide, mais en plus bien souvent disqualifié par la réalité. Une fois ce premier tri effectué, il y a donc des observateurs bien pensant qui sont capables de disséquer cette communauté de femmes qui voudraient ne plus l'être, en sous catégories plus viles les unes que les autres ( à leurs yeux ). Ainsi on trouve la coupe "lesbienne", la coupe "garçonne", la coupe "punk", la coupe "skinhead" ... Enfin bref! Si on considère que la coiffure est une expression de communautarisme, nous voilà bel et bien casé et peu importe la réalité.

On remarquera aussi que l'époque n'est plus vraiment un critère, tant et si bien que dans 4 matins on soupçonnera une fille tondue d'avoir couché avec les Allemands. 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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