God save the Quing

Publié le 9 Janvier 2018

God save the Quing

Rien à voir avec une quelconque dynastie chinoise. Quing c'est pour Queen+King, un mot original je trouve, pour évoquer ces rois et reines androgynes qui parfois ne peuvent et souvent ne veulent pas choisir un bord plus qu'un autre. 

Je les admire, tout autant que les femmes aux cheveux courts, ces quings qui par bonheur mêlent des traits lisses et fins à des caractères tranchants. On peut les croire fragiles, les premiers pas sont durs, mais sous l'apparence d'un masculin idéalement féminin, il y a toute une vie qui se profile, dans des sentiers encore mal battus, et il faut bien de détermination et de courage pour y avancer.

Leurs cheveux courts ont autant d'importance parce qu'ils sont, malgré tout, partie de cette satisfaction qu'il y a à mêler les cartes dans ce grand poker menteur auquel tout le monde joue. Il faut ces nuques rasées et ces oreilles dégagées, conjuguées à ces corps neutres, à ces traits délicats, à ces lèvres pulpeuses, comme autant d'atouts pour séduire filles et garçons d'un même élan.

Alors God save the Quing, oui! Lui ou un autre, car la merveilleuse androgyne qui faute de mieux se décline au masculin, garde cette aura de la mythologie, de presque dieux qui par un sortilège est devenu le meilleur de nous même.

Photo: Otto Zinsou

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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