Dure de dure

Publié le 19 Novembre 2017

Dure de dure

Serrer les mâchoires à s'en faire péter les molaires, histoire de faire rouler les muscles maxillaires sous les joues, froncer les sourcils et avoir un oeil noir... juste pour avoir l'air d'un "vrai dur"? Est-ce que c'est bien nécessaire? Comme si les cheveux ras obligeaient à cette dureté? Pas sûr...

C'est un dépouillement extrême, cette façon d'effacer sa chevelure. La toute première fois, c'est brutal. Et puis on s'habitue, on apprécie, on en jouit. Quel que soit le motif, la raison et d'où que vienne l'envie, l'expérience vous transporte dans une autre dimension où plus rien ne peut être caché. Ce sortilège vous donne accès soudain à votre vrai visage, mais aussi au coeur de votre entourage, sans détours et sans précautions de politesse ou de savoir vivre...Alors on peut jouer au dur, se glisser dans la peau du moine dont on vient d'endosser l'habit, mais en réalité, cette tête rasée ne fait qu'ôter toute diversion pour que tout le monde ne se concentre que sur l'essentiel qui n'est plus dissimulé. Dur, mais salutaire.

Certaines y survivent, y reviennent, replongeant la tête sous les lames de la tondeuse, dans une routine rapidement hebdomadaire... ce qui bientôt ne suffit plus, parce qu'il faut en chaque chose et toujours être "sophistiqué". Alors la vulgaire "boule à zéro" devient un style, une allure, qu'il faut soigner. Il faut du "fade", du détail, du précis, pour ne plus laisser croire que le geste était désespéré

Modèle: Terra Juana

 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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