A quoi tu joues?

Publié le 30 Juillet 2017

Photo: Philippe Regard

Photo: Philippe Regard

Il suffisait d'un rien, d'un accessoire ou d'un vêtement pour que la princesse devienne prince charmant. Ce n'était qu'un jeu... Et avec le temps, l'enfant devenue androgyne aimait lire le trouble dans les regards, devinait l'incertitude dans laquelle son image plongeait l'entourage. Pourtant il manquait cette touche vitale, indispensable, incontournable qui allait définitivement l'emporter à l'écart de ce monde binaire et convenu...

Elle a savouré l'instant, l'oeil amusé, s'est un peu mordu la lèvre en pensant à sa mère, mais chaque coup de ciseaux plongé dans sa chevelure l'emportait vers son idéal. La coupe presque achevée, elle a insisté, encore, plus court, oui je suis sûre s'est-elle entendu dire. 

Elle était jolie et la voilà devenue belle...Belle dans cette ambiguïté assumée qui ne tourmente que les autres, celles et ceux qui ne savent pas voir les gens heureux. Elle est sortie en caressant sa nuque, comme si elle n'en revenait pas. Elle souriait 

 

Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Geo 31/07/2017 07:42

C'est tout à fait ça, au mot près. Et finalement, si c'était plus qu'un jeu ... Ce regard des autres que cela derange, on aime bien en fait. Si on arrive à bousculer les autres en meme temps que l'on se fait plaisir, je crois que c'est ze cherish on the top of the cake :oD
Bonnes vacances Jeaneg et gros bisous du Luxembourg

jeaneg 31/07/2017 08:31

Merci Geo, c'est toujours un plaisir de te lire ;)