Ce besoin androgyne

Publié le 4 Juin 2017

Amandine R. par elle même

Amandine R. par elle même

Il n'y a pas si longtemps, peut être 10 ou 15 ans, on aurait pas imaginé une jeune femme, dans la vingtaine ou à peine sortie de l'adolescence, affirmer autant ou revendiquer autant son androgynie au point d'adopter un style de coupe de cheveux tellement dans les codes  masculins. Les cheveux courts étaient déjà signe de transgression, mais finalement admis depuis qu'actrices et mannequins, icônes glamour irréprochables avaient montré la voie. 

Arriva néanmoins le temps où les exemples manquèrent, où ceux trop longtemps exhibés s'usèrent. Le "tomboy" d'aujourd'hui avait pris l'habitude de faire tailler sa mèche chez le coiffeur de papa, juste par soucis d'économie et cette routine masculine fit tomber bien des barrières...

Ce besoin de gommer les genres, le plaisir de l'ambiguïté, mélange de l'être et du paraître, certaines d'entre elles ont trouvé le moyen de l'exalter en osant ces coupes de cheveux aux tempes blanchies et à la nuque rasée, jouant du reste comme d'un panache, naturel ou décoloré, dont le désordre savant contraste brillamment avec la sévérité du tour d'oreille bien tondu.

Ce besoin androgyneCe besoin androgyne

Mais imagine-t-on l'audace et l'assurance qu'il faut lorsqu'on a 17 ou 23 ans, pour ce démarquer autant des jeunes femmes de son âge sans pouvoir invoquer d'autre raison que le plaisir de "passer à la tondeuse" chaque semaine ou chaque mois ou celui de lire le trouble dans le regard des gens déboussolés dans leur quotidien. Et parvient on à admettre qu'il ne s'agit que d'un choix qu'il ne viendrait à l'idée de personne de contester à un garçon?

 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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