L'oeil averti

Publié le 24 Mai 2017

Dessin: Delf G.

Dessin: Delf G.

Lorsque comme moi on nourrit une dilection toute particulière, on remarque souvent, dans la littérature, le cinéma ou la peinture, celles et ceux qui partagent ce même goût. J'ai souvent cité Ernest Hemingway dont les romans foisonnent de personnages féminins plein d'ambiguïté, portant les cheveux courts et dans lesquels il ne manque jamais de raconter, en des paragraphes entiers, pourquoi et comment ces jeunes femmes se jouent facilement des codes de leur époque, les cheveux coupés " comme des collégiens".

Les références ne manquent pas non plus au cinéma et l'oeil averti remarquera sans peine que toutes les héroïnes de Luc Besson ou de Patrice Leconte ont les cheveux courts...

Alors quand je découvre ce dessin de mon amie Delphine, je sais "lire" là aussi, les détails subtiles dans le trait de cette nuque visiblement nue, l'étroitesse du cou aux tendons saillants, le savant dégradé qui soutient cette coupe qui n'est que suggérée. Si je ne connaissais pas l'auteure de ces traits, j'aurais parié sans doute et n'aurais certainement jamais eu de réponse. Mais Delphine je la connais, elle est un peu mon double féminin, mon âme damnée et ma soeur , alors je sais bien que ce n'est pas un hasard si son coup de crayon est si habile dans la courbe de cette nuque, fine et rasée...

Delf Gillot sur FB

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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