Androgyne... ou pas

Publié le 11 Avril 2017

Androgyne... ou pas

Il y a tant de force dans les mots, que je suis toujours agacé lorsqu'ils sont mal utilisés. Par les médias souvent et puis par les gens ensuite, forcément... Souvent, très souvent, trop souvent il suffit qu'une jeune femme ait les cheveux courts pour qu'on qualifie son style d'androgyne, sa coupe de garçonne, son allure d'ambigüe, comme si les cheveux très courts lui faisaient traverser le miroir pour lui conférer un autre genre.

C'est sûrement parce que "les gens" ne cherchent pas plus loin que ce qu'on leur met sous le nez, mais en même temps c'est la preuve que les cheveux ont toujours un rôle primordial dans l'image qu'ils donnent de nous...

Mais l'androgyne, lui, elle, le/la vrai(e), a-t-il/elle besoin de cela? 

 

Androgyne... ou pas

C'est tout le paradoxe de ce personnage, fragile et supérieur. Qu'il se coupe les cheveux très courts à la manière d'un garçon fera rejaillir une féminité délicate et indiscutable. Qu'il garde ses cheveux longs et c'est le masculin en lui que l'on remarquera. Etonnant, fascinant...

Un entre-deux, un compromis? Il n'y en a pas bien sûr. La frange droite d'une coupe au carré lui donne cet air de fille un peu garçonne ou de jeune homme efféminé. C'est un atout, un pouvoir ou une malédiction. C'est ainsi. 

Mais ne croyez pas les magazines qui vous baptisent une jeune femme "androgyne" parce qu'elle coupe ses cheveux un peu courts. L'androgyne est ailleurs.

Modèle: Agnès Sokolowska

 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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