Tant de futilités

Publié le 21 Mars 2017

Comment diable est-ce qu'on peut passer 8 ans à parler quasi quotidiennement des femmes et de leurs cheveux courts sans passer pour un être futile qui n'a sans doute pas grand chose à faire de ses journées pour se consacrer à autant de frivolité?

C'est certainement la question que pourraient se poser toutes celles et tout ceux qui se sentent en sécurité dans les schémas ancestraux d'une bonne vieille société patriarcale. Je l'avoue, ce blog n'avait d'autre but, à l'origine, que d'assouvir mon envie de révéler l'admiration que je voue aux femmes et la dilection que j'ai à parler de leurs cheveux courts. Et puis, petit à petit, j'ai perçu très clairement qu'il n'y avait rien d'anodin dans tout ce qui touchait les cheveux et la longueur qu'on leur donne. Ainsi, ces femmes aux cheveux courts que j'adule se sont rapidement révélées des pionnières, des aventurières, des militantes, des exceptions. Certaines ne voient que l'esthétique de leur coiffure, ce qui leur va le mieux, d'autres, habituées des minorités, démontrent à quel point elles ne veulent pas entrer dans les cases, d'autres encore ont cette dilection pour les sensations renouvelées à chaque passage chez le coiffeur...

Il faut être aveugle pour ne pas voir à quel point la coupe de cheveux est tout sauf une chose futile. Celles qui en sont adeptes connaissent la force que cela leur donne, la confiance qu'elles en acquièrent, les messages qu'elles peuvent véhiculer ou juste la satisfaction qu'elles ont à être, sans contraintes, maitres de leur image, en accord avec leur vraie nature et leur caractère.

Je sais bien moi, combien il est difficile pour certaines de résister plus de trois semaines avant de retrouver la légèreté de leur petite tête bien faite, la douceur de leur nuque dégagée, le style qui les rend invincible. Il n'y là rien de frivole, croyez moi.

Photo: Coline

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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