Vendredi c'est bigoudis

Publié le 25 Novembre 2016

Edie Campbell

Edie Campbell

Oui enfin... les bigoudis c'est pour la rime. Mais ce qui me plait c'est de voir la régularité métronomique avec laquelle certaines de mes connaissances choisissent le vendredi pour rendre visite à leur coiffeur. Que le rythme soit mensuel, bimensuel, bihebdomadaire ou carrément hebdomadaire, c'est souvent le vendredi que cela se passe...

Bon, coïncidence ou nécessité du calendrier, les emplois du temps ne sont pas toujours propices à d'autres choix. Et puis peu importe, c'était juste pour faire un titre rigolo.

Pourtant, si j'y réfléchi un instant, je trouve amusant de voir à quel point cet impératif qui était, il n'y a pas si longtemps, totalement masculin, est devenu une routine pour elles aussi. Amusant de rappeler aux plus jeunes qu'à une époque, les garçons se faisaient montrer du doigt dès que leurs cheveux touchaient à peine les oreilles, que l'instituteur ou la maitresse d'école ne manquaient pas de rappeler les "rebelles" à l'ordre, qu'on moquait ceux qui avaient manqué leur rendez vous mensuel en affirmant que leur coiffeur était en prison... Mouhahaha! la bonne blague!

Une sorte de verrou social a sauté. Aujourd'hui, plus personne n'est "obligé" d'aller chez le coiffeur et la contrainte est devenue plaisir. Ce sont les femmes aux cheveux courts au dégradé précis et minutieux qui s'imposent elles mêmes la régularité du passage chez le coiffeur pour être toujours "clean" et stylées  

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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