Point break

Publié le 22 Mars 2016

Point break

C'est tout de même agréable et confortable de savoir qu'on peut très bien avoir le crâne rasé un jour et six mois plus tard arborer une jolie coupe courte très tendance. Cette assurance d'avoir quelque chose en nous qui repousse systématiquement après qu'on l'ait coupé et qui soit plus glamour que nos ongles de pieds, c'est quand même plaisant.

Cependant, malgré cette certitude, il y en a encore qui considèrent une coupe de cheveux comme une véritable amputation, qui pleurent et qui geignent pour peu qu'elles perdent quelques centimètres de leur toison, comme ces apprenties modèles qu'on voit dans certains programmes de télévision.

A l'inverse, il y a des femmes aux cheveux courts qui, comme tout un chacun, aiment bien "changer". C'est humain et selon ce bon Houdar de la Motte, "de l'uniformité, un jour naquit l'ennui". Alors pour ne pas s'ennuyer, on abandonne un temps les visites chez le coiffeur, le plus dur étant les six premiers mois. Après c'est Terra incognita.

Pourtant, j'ai moi cette conviction que les femmes aux cheveux courts, les vraies, celles qui ont le caractère à ça, celles qui l'ont été depuis longtemps, où qui l'ont toujours souhaité avant de le réaliser, celles là, même si elles font un "écart", quelques temps, juste pour voir, reviennent toujours à leur petite tête avec une sorte de soulagement, un plaisir infini et inexplicable et l'infaillible assurance qu'elles sont des femmes aux cheveux courts.

Modèle: Vlada Cox pour Schwartzkopf

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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