Fascinante ambiguité

Publié le 24 Janvier 2016

Fascinante ambiguité

La Vie vous joue de ces tours parfois... Elle est capable de vous embarquer dans des lisières inconnues où vous devrez vous même inventer votre identité.

Le bébé était adorable, c'était une fille assurément. Mais au fil des années, comme son caractère s'affirmait, ses traits semblaient se durcir. Personne n'y portait tellement d'attention, sous ses cheveux longs, ses yeux rieurs avaient toujours la même espièglerie. Mais la mignonne n'aimait rien d'autre que de défier les garçons dans leurs jeux virils, ne quittait plus ses vêtements de garçon et boudait quand on lui refusait de couper ses cheveux comme les garçons.

L'adolescence compliquera tout, le trouble deviendra insupportable lorsqu'il faudra admettre sa différence. Elle va s'apaiser lorsqu'enfin elle aura l'audace d'être celui qu'elle veut être pour ne plus décider d'être l'un ou l'autre, unique.

Fascinante ambiguité

Elle choisit ses vêtements pour leur confort et leur aspect pratique, coupe enfin ses cheveux à la manière qui lui plait, mais elle n'avait pas de raison de ne plus s'appeler Marie... Androgyne absolue, elle s'arrange, sans se forcer, à entretenir l'ambiguité et le doute dans les esprits...

Fascinante ambiguitéFascinante ambiguitéFascinante ambiguité

Marija Piroshki est serbe, historienne, photographe, mais j'aurais pu aussi bien parler de Beli Klein ou de Camilla Fioravanzi, de celles que je connais ou des millions d'inconnues qui assument cette merveilleuse ambiguité qui les tient définitivement à l'écart de la foule des mortels cantonnés dans une étroite conception binaire du genre.

Photos: Marija Piroshki

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :