L'Odalisque

Publié le 12 Juin 2015

L'Odalisque

C'est une esclave sans maître, au corps souple, à la peau d'ambre, qui dans la tiédeur du sérail, s'endort, tourmentée par ses rêves d'amour. Et là où ses rêves l'emportent elle laisse glisser ses mains sur son corps glabre, sur ses seins, sur son ventre, jusqu'à l'orée de son pubis où l'une d'entre elles s'aventure, puis se retient.

Elle soupire pendant que sa langue claire humecte ses lèvres asséchées. Sous ses paupières fines, son théâtre fantasmatique est peuplés de vierges et d'éphèbes qui tourmentent ses sens. Celui-ci qui mord sa nuque comme un chiot, irradiant son corps entier, celle-ci dont les seins pointus excitent sa chair pendant que de sa main habile, un lourd rasoir met son crâne nu...

Dépouillée de ses bijoux d'or et d'argent, elle glisse dans le bain parfumé, abandonnant sa bouche aux lèvres de la jeune vierge alors que l'éphèbe au membre de Bankiraï pénètre son corps à l'en faire gémir...

Elle va sombrer dans les Limbes, mais pousse un dernier cri, presque étouffé, lorsque sa main enfin audacieuse enveloppe le buisson humide et que ses doigts effleurent sa chair à vif...

Photo: Edward Ysais

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