Doui tiourselfe

Publié le 5 Mai 2015

Doui tiourselfe

Il ne faut pas se mentir. Être résolument cheveux courts impose de faire face à quelques alternatives. Comme par exemple, le temps et l'argent.

Pour certaines, une fois franchi le Rubicon et avoir découvert avec bonheur sa vraie image de femme aux cheveux courts, un mal étrange et délicieux frappe souvent. Une dépendance irrésistible, qui pousse parfois à aller plus loin dans le toujours plus court, accompagnée d'une soudaine intolérance pour les quelques millimètres qui font toute la différence lorsque cette nuque douce et bien rasée devient plus floue ou que l'oreille toujours bien dégagée l'est soudain un peu moins.

Arrive alors ces contraintes du temps et de l'argent, qui lorsqu'elles se conjuguent finissent par vous pousser dans un retranchement extrême, celui de faire le boulot vous même. Parce que oui, il y a toujours une tondeuse à portée de la main et que l'envie est trop forte de retrouver sans condition cette image de soi que pour finir on adore, contraste de rigueur et de netteté et de liberté un peu folle...

Alors, avec application et un peu de fébrilité, on fixe un sabot de plastic sur la lame implacable, sans être absolument sûre qu'il soit le bon et courageusement, face au miroir, on ratiboise les millimètres rebelles, jusqu'à retrouver la fraîcheur et l'excitation de la bonne longueur.

Certes, cela manque un peu de netteté parfois, de dégradé aussi quand on est pas experte, mais l'ensemble est joli, suffisamment harmonieux pour faire illusion, en attendant d'avoir le temps et l'argent pour retrouver son coiffeur ou sa coiffeuse, qui avec indulgence rétablira le bon équilibre et saura, sans peur, raser les contours pour nous redonner le frisson...

Photo: Fany M.

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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