Contours

Publié le 19 Mars 2015

Contours

C'est une sorte de réglage interne, un instinct nouveau que ne connaissent que les adèptes des coupes très courtes, celles qui dessinent les contours et taillent les cheveux au plus près.

Une fois le rythme acquis, difficile de dépasser les périodes, deux, ou trois semaines, entre chaque rendez vous chez le coiffeur. L'image s'altère, l'allure est moins nette et puis, ultime indicateur, les doigts qui fourragent à travers les mèches perçoivent immanquablement les intolérables changements.

C'est comme un sortilège, un charme étrange, une potion magique qui agirait dès le dernier coup de ciseaux donné ou l'arrêt de la tondeuse, donnant une énergie insoupçonnée, un feeling étrange et rassurant. Le sentiment d'être irrésistible, idéalement soi même, à tous les étages et les doigts impatients, qui glissent sur les cheveux presque tondus, électrisent davantage ce bien être.

Mais les effets de la potion magique s'estompent peu à peu, de semaine en semaine et nourrit comme une excitation à la perspective de retourner chez le coiffeur magicien. On tente plus court encore, histoire de croire que l'effet sera plus long à disparaitre, mais au contraire l'addiction s'ancre plus profondément, l'excitation s'accroit sans que l'effet du sortilège soit prolongé...

Alors nait la nécessité de ces rendez-vous réguliers qui font souffrir lorsqu'ils ne sont pas tenus.

Photo: Roj Smith

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Stefanie 19/03/2015 12:12

Oui! Oui! Oui! J'adore!!!