Laora me harcèle

Publié le 29 Octobre 2014

Laora me harcèle

J'ai toujours été fasciné par la capacité qu'a la belle italienne à inventer sa vie. Un article de magazine, un film, un roman et zou! la voilà partie dans une autre vie, un autre décor...

Un jour en voyant une illustration de Thomas Pitilli elle s'est imaginé devenir coiffeuse. Non mais pas coiffeuse... coiffeuse. Non! coiffeuse-coiffeur plutôt, transformant tous les mâles alentour en hipsters aux oreilles bien dégagées et à la nuque blanche. Une lubie dont elle voulait absolument que je fasse les frais.

Tant qu'elle exerçait son "talent" sur son petit neveu, tout allait bien. Et puis un jour ce fut Frida qui senti le souffle de la tondeuse milanaise. Il faut bien avouer que la lombarde avait pris de l'assurance et qu'elle se débrouillait pas mal du tout, armée exclusivement de son peigne et de sa machina.

Elle trouvait que c'était un préliminaire très excitant pour une partie de jambes en l'air, ce dont j'étais moi aussi persuadé, mais j'avais toujours eu beaucoup de mal à livrer ma chevelure à un amateur, fut-il une intime. Cependant un jour je cédais et depuis ce jour là, j'ai la bizarre impression que chaque fois que mon chevreau de Toscane me regarde, c'est pour inspecter ma coupe de cheveux, prête a bondir sur l'occasion d'un rafraîchissement.

Oh aller! Je ne me plains pas, parce que la piémontaise sait bien transformer cet exercice en moment de pure sensualité. En plus!

Illustration: Thomas Pitilli

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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