Une façon de vivre

Publié le 19 Septembre 2014

Une façon de vivre

N'allez pas croire, je ne suis pas spécialement fan de l'extême, dans toutes ses formes. En l'occurrence, j'aime les femmes qui cultivent une certaine ambiguité ou celles qui savent extérioriser leur caractère. J'aime les cheveux courts lorsqu'ils sont l'expression d'une personnalité et la marque d'une certaine sophistication et d'un vrai plaisir d'être soi même.

Il arrive parfois que pour rompre avec un passé, pour marquer un événement, pour s'affranchir d'une situation, on coupe radicalement ses cheveux, à ras. Dans la plupart des cas, cette tête tondue nous réconcilie avec nous même, nous fait un bien fou, même si on a du mal à se reconnaître vraiment tellement on est pas habitué(e) à se voir "en vrai". Cela dure quelques semaines, voir plusieurs mois et puis on laisse tanquillement repousser quelques centimétres, pour retrouver une tête " socialement normale".

Pourtant, certaines, séduites par ce nouveau visage d'elle même, conquises par les bénéfices que cette nouvelle image leur apporte et partisanes d'un genre non normé qui leur donne souvent un rang d'égalité, en tout cas une approche différente dans leurs rapports aux autres, une fois la tondeuse passée, adoptent à jamais le style, finissant par ne maintenir que quelques millimétres de cheveux, régulièrement tondus, sur leur jolie tête.

Et soudainement, cette coupe "extrême", non genrée, adoptée comme style de vie et comme marque personnelle, devient presque banale, en tout cas naturelle, tellement elle sied à celle qui la porte. Si bien qu'on pourrait ne plus reconnaître vraiment cette personne si d'aventure lui venait l'envie de renoncer à tondre régulièrement ses cheveux.

A way of life en quelque sorte...

Photo: Marie Murstad

Rédigé par jeaneg

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