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| Les Femmes aux cheveux courts |
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
"Il pleure dans mon coeur" - Poème - Paul Verlaine ( 1844-1896 )
Photo: Maria Adele
Cetain(e)s parmi vous qui seraient suffisemment assidu(e)s à la lecture de ce blog, se rappellent sans doute que j'ai révélé un jour haïr le foot, les footballeurs et leurs supporters... C'est mon choix comme dirait l'autre et je persiste.
Pour en rajouter une couche, il est parfaitement établi dans mon esprit que les femmes de footballeurs correspondent elles aussi aux critères qui me permettent de classer cette catégorie socio-(culturelle) parmi les plus basses couches de notre société, malgré un niveau de vie plutôt substanciel. Ainsi pour moi, une femme de footballeur est l'archétype "pamelaandersonien", grosses fesses-gros seins-cheveux le plus long possible. Et pissétou!
Et pourtant...
J'apprends tout récemment que la très jolie Francesca Sandford, dite Frankie Sandford, qui a souvent eut sa place ici pour illustrer mes délires, est la nouvelle conquête - Ou peut être est ce l'inverse? - du dénommé Wayne Bridge, un footballeur de Manchester City. Alors certes, il y a des antécédents, je pense au couple Beckham et à.... Et c'est tout.
Bon, en même temps, faut pas me faire dire ce que j'ai pas dit. Les cheveux courts ne font pas tout. La mignonnne est peut être " pamelaandersonée" de l'intérieur. Cependant, le simple fait pour un footballeur d'être séduit par une femme aux cheveux courts me laisse penser que la rédemption est à la portée de tous. Alléluia!
Encore plus fort, si c'est possible, la très jolie Frankie marque cette nouvelle relation en adoptant une coupe encore plus courte que la précédente. Livrant aux ciseaux la lourde mèche qui barrait son visage et lui masquait une oreille, elle apparaît aujourd'hui avec une coupe très courte que les anglo-saxons appellent "pixie", qui la rend encore plus séduisante à mes yeux.
Pour une fois qu'un footballeur fait preuve de bon goût, on peut le noter quand même. Non?
Le promontoir faisait face à la mer. Comme elle s'était avancée, le courant d'air qui remontait la falaise soulevait ses cheveux qui provoquaient des ombres sur ses épaules nues comme autant de ramifications et de veinules. Le soleil était agréable, tiède et amical. Il éclairait la chevelure de reflets auburn et dans les cheveux qui parvenaient à s'écarter de la masse il lançait des éclairs dorés.
Sur les épaules de soie, par moment on croyait voir passer un frisson et la chair se hérissait de picots jusque sur la nuque. Dans l'air qui portait des effluves pélagiques, se mêlaient son parfum et l'odeur de son corps échauffé.
Elle croisa les mains sur son cou et lentement, très lentement, laissa les doigts se séparants remonter à travers ses cheveux, jusqu'au vertex, faisant apparaître au passage la peau claire aussitôt camouflée par l'onde soyeuse qui reprenait sa place. Une main resta sur l'épaule et le cou vint se plier sur elle, offrant à l'inverse la chair nue à mordre... Au premier baiser les reins se cambrèrent imperceptiblement et de nouveau les frissons hérissèrent la peau. Les cheveux courts retombés sur la joue masquaient le regard. Immoblie, son souffle devint plus rapide, soulevant juste la poitrine et gonflant la veine jugulaire. Elle s'abandonna, fermant les yeux et attendant, résignée, la morsure fatale...
Un goéland qui jouait au voilier dans l'air chaud hurla en passant et lui fit peur. La surprise passée, elle se mit à rire toute seule et haussa les épaules.... Depuis quand les vampires se proméneraient-ils au soleil?
Pour finir elle avait claqué la porte, bien fort, pour clairement signifier son mécontentement. Le calme un peu retrouvé, elle se revoyait à peine deux heures plus tôt, observant à travers le miroir la transformation qui s'opérait sous les habiles coups de ciseaux de la coiffeuse et elle retrouvait même cette étrange sensation qui vrillait un peu son estomac, mélant l'inquiètude et l'excitation, une sorte de trac presque jouissif. En sortant de là elle se sentait plutôt fière de ce pas franchi et de l'audace qu'il lui avait fallu. Elle chassa d'un mouvement de tête la mèche qui barrait son visage et passa une main fébrile sur sa nuque, remontant de la peau vers les cheveux et les sentant si courts que parfois ils picottaient le bout de ses doigts...
Depuis son excitation avait été grandissante, pensant à la surprise qu'aurait son compagnon à la découvrir nouvelle. La douche avait été sévère. Jules avait pâlit et après inspection rapide avait fait pleuvoir les récriminations, se lamentant sur la belle chevelure qu'Elle avait sacrifiée. Le temps de reprendre son souffle, Elle avait argué qu'elle était assez grande pour faire ce qu'elle voulait de ses cheveux, qu'elle se trouvait belle et bien dans sa peau ainsi et que par conséquant il devrait bien l'aimer au moins autant qu'elle même. Rien n'y fit, le ton montait, Jules répétait qu'elle n'avait pas le droit, qu'il aimait tant ses longues mèches, qu'elle ressemblait à un homme à présent et que cela lui coupait la chique. Elle tenta d'être conciliante, lui fit remarquer tout de même qu'elle l'acceptait bien tel qu'il était, elle, même avec sa barbe et son marcel le dimanche, ou avec sa chemise bordeau qu'elle trouvait si moche... Ce à quoi on lui répondit que ce n'était pas pareil... Bien entendu.
Au delà de la dispute, dans le calme de son refuge, Elle pensait tout de même que c'était bien triste de découvrir la vérité, quand on est aimé juste pour son apparence et sa qualité de "faire valoir"
Si en passant par ici vous découvrez une photo qui vous appartient et qui ne serait pas créditée, ne m'en veuillez pas tout de suite. Ecrivez moi et j'aurais grand plaisir à réparer cette carence.
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