Depuis que je "commets" ce blog, je me rend compte à quel point c'est agréable de partager. J'avais bien une petite idée au départ et le sentiment que je n'étais pas seul à m'intéresser aux cheveux courts des dames, mais je pouvais penser que ma façon de voir les choses finalement n'attirerait pas autant de regards. Je me trompais et c'est tant mieux. Donc, bon an mal an, je me suis laissé prendre à ce petit jeu et si je n'arrive pas à laisser un petit mot ici chaque jour, j'ai le sentiment qu'il manque quelque chose à ma journée. Par le fait, quelques fois cette quantité nuit à la qualité, mais je sens bien qu'on me pardonne.
Une chose me ravi, c'est la simplicité et le naturel avec lesquels le dialogue se créer, souvent au delà des commentaires, par email, par téléphone même. Parce qu'il faut savoir une chose, je ne supporterai pas qu'une rencontre reste virtuelle et ne se concrétise pas un jour ou un autre par un café partagé à la terrasse d'un bistrot. Alors bien sûr pour certaines qui habitent en Californie ou à Hawaï, il faut tabler sur le long terme... Mais pour les autres tout est toujours possible et souvent les périodes de vacances sont propices pour cela....
Et puis il y a l'aventure...
Comme chacun(e) le sait à présent, j'ai eu une enfance tumultueuse puisque très jeune, mon père était parti faire le coup de feu au Katanga après avoir déserté la Légion Etrangère, abandonnant du même coup ma mère, lavandière au Portugal, mes trois frères et soeurs et moi aux services sociaux portugais qui ne trouvèrent rien de mieux que de nous disperser au quatre coins des colonies lusitaniennes, ce qui fit mourir notre mère de chagrin. Bref, élevé par la DDASS j'étais prédestiné à une vie d'aventure. Ce fut le cas.
M'en reste aujourd'hui un goût prononcé pour le mystère et la façon de l'élucider. Étonnamment on pourrait penser que tranquillement installé devant le petit clavier au design très sobre et aux touches blanches de mon Mac, plus rien de ma vie antérieure ne pourrait m'exciter autant que la chasse au buffle dans la savane centrafricaine ou le trafic d'armes au Cabinda? Eh bien si...
Une rencontre, nouvelle, avec une dame mystérieuse, qui feuillette le blog régulièrement mais jamais n'y laisse sa trace. Une dame raffinée aux racines orientales, qui petit à petit, avec élégance à sut me séduire en me faisant deviner à travers elle comme à travers un miroir la même dilection et les mêmes envies que celles qui me poussent chaque jour à faire l'éloge de la femmes aux cheveux courts... Et doucement, je me laisse emporter dans une aventure avec la promesse d'une belle rencontre et la perspective d'un moment partagé de plaisir onirique...
Mais... Chuuuuut!
Photo: Adam Rowney
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Oui je sais,
ça me l'a fait aussi. Vous voyez cette photo, fixez ce visage en vous disant :"Mince, cette femme est sacrément belle..." et puis tout de suite après vient cette autre proposition :" Mais où est
ce que j'ai bien pu la voir, il me semble la connaître..."
Il y a comme un plaisir trouble à
choisir ses vêtements et les revêtir et donner à son image une annotation particulière. Un gilet, une cravate, des accessoires tellement masculins dans l'esprit "des gens" que sans se déguiser,
en les enfilant on passe soudain à travers le miroir. Il n'y a pourtant rien de masculin, la coupe de ces habits est purement féminine et pourtant le trouble nait de cette femme au visage naturel
et aux cheveux courts. En robe légère et printanière elle aurait une allure de sylphide et ce simple noeud de cravate, ce gilet, ce veston, en font une créature sans nom, délicieuse androgyne qui
pourrait passer pour un éphèbe. Aurait-elle les cheveux plus longs que cela ne changerait rien, c'est l'accessoire qui fait tout. Comme souvent.

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