Ma Psy et Moi

Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 07:54

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Frida m'avait copieusement sermoné. Ce que j'avais proposé à Laora était tout à fait inconscient et risquait de plonger l'italienne dans un état post traumatique grave, avec peut être des conséquences que je ne mesurais pas... 

En fait il était clair que Frida était aussi jalouse que je l'étais moi même et la perspective d'une expérience avec Laora à laquelle elle ne participerait pas la rendait malade. 

Paradoxalement le petit rat de la Scala était lui de plus en plus enthousiaste à l'idée de se laisser coduire chez le coiffeur de la manière dont je lui avais exposé les détails.

J'avais tout préparé et l'expérience était programmée comme l'aurait été un débarquement sur la Lune. Connaissant bien les rouages qui animent le genre de traumatisme qu'avait connu Laora, je savais parfaitement qu'en lui annonçant le matin que nous avions rendez vous chez le coiffeur le soir même, elle allait toute la journée durant, avoir cette boule dans l'estomac qui allait la maintenir fébrile jusqu'à la rendre malade le moment venu. Par ailleurs il me fallait avoir un ton autoritaire et un comportement directif tout au long de notre démarche. Au moment précis où elle allait quitter l'appartement ce matin là, je la rappelais sur le pas de la porte et passant une main dans ses cheveux en les ébouriffant je fis mine d'évaluer leur longueur.

Moi " - Humm tu as les cheveux trop longs! Ce soir je t'emmène chez le coiffeur. Ne traîne pas, dès que tu rentres nous y allons." 

Je vis son regard se troubler et senti sa poitrine se gonfler plus rapidement

Laora " - Oh... Tou es sour? Ma mes chéveux ils sont pas si longs.. Peut être jé pourrais les garder un peu comme ça no?

Moi - Pas question chevreau. Tu passes à la tondeuse. regardes moi cette tignasse... Aller, file!"

La porte refermée, je poussais un soupir énorme. Inutile de dire que moi aussi j'étais dans un état fébrile. Ce rôle que je m'imposais était de totale composition, mais j'avais bien conscience qu'il était la clé de cette expérience inédite. Déjà, j'imaginais Laora jetant un oeil dans la première vitrine, glissant une main dans ses cheveux et se mordant la lèvre en pensant au sort qui l'attendait.

 

Par jeaneg - Publié dans : Ma Psy et Moi - Communauté : Tronches de vie
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 21:07

allison-lopez1.jpgJe me retrouvais assez penaud après avoir découvert que l'italienne savait tout de mon imbécile manoeuvre pour ... Je ne savais même plus pourquoi j'avais voulu lui faire croire que j'étais homo d'ailleurs. En tout cas cette expérience avait eu le mérite de m'ouvrir un peu plus l'esprit. Pas autant que mes deux égéries qui vivaient pleinement et naturellement leur bissexualité, mais j'étais sur la bonne voie.

Le plus dur était d'étouffer toute velléité de jalousie. Parce que pour tout dire j'en pinçais méchamment pour Laora. La savoir seule avec Frida m'agaçait, pire encore si je la savais avec un inconnu. Cela me tordait l'estomac. 

Pourtant nous avions au moins une chose en commun elle et moi, c'était cette dilection pour les cheveux courts et il fallait que je joue à fond cette carte. 

Moi "- Tu sais chevreau, ça me plaît beaucoup que tu gardes tes cheveux courts comme ça...

Laora - Jé sais pas si jé vais pas les laisser pousser... Tou sais jé crois qué jé ézorzizé mes démons...

Moi - Tu veux dire que ton traumatisme d'enfance est guérit? Je ne suis pas sûr que cela soit si simple... Et puis tu m'as dit que cela t'excitait encore non?

Laora - Si j'aime beaucoup quand les chéveux ils sont courts comme ça, passer la main déssous, tout ça... Mais j'ai plous l'angoisse, la peur, le frisson dou coiffeur qui mé coupe les chéveux.

Moi - Vraiment? Alors là oui on peut dire que tu as surmonté le traumatisme.. Mais c'est peut être aussi parce que tu vas dans un salon chic, avec une gentille coiffeuse qui te dorlote...

Laora - Dorlotte? Che cosa...

Moi - Non je veux dire c'est peut être parce que l'environnement, l'ambiance n'y est pas... Je crois que tu devrais revivre carrément une situation comme celle de ton enfance...

Laora - Et tou veux dire quoi? C'est toi qui va mé couper les chéveux?

Moi - Non pas moi, j'aurais sûrement plus peur que toi, mais si au lieu d'aller avec Frida tu venais avec moi, je t'emmènerai dans un salon de coiffure, avec un coiffeur, une ambiance, qui te rappellerait certainement quand ton père te coupait les cheveux..."

La belle des Abruzzes restait songeuse, les sourcils froncés. Je percevais la douleur sur son visage et devinais que ses démons la saisissaient à nouveau. Je me rendais compte que je venais d'ouvrir une boîte de Pandore sans vraiment savoir la portée que cela pouvait avoir...

Laora " - ... Si... Et tou m'amèneras?"

Soudain le regard flou de la belle toscane me fit frémir.

 

Modèle: Allison Lopez

Par jeaneg - Publié dans : Ma Psy et Moi - Communauté : Tronches de vie
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 13:19

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Les vacances étaient terminées et j'avais envie de dire "tant mieux". Chacun avait regagné ses pénates et mes deux acolytes étaient rayonnantes et bronzées comme des pains d'épices. Dès le retour, Frida avait entraînée Laora chez le coiffeur et toutes les deux avaient cette marque plus claire sur la nuque, là où les cheveux masquaient auparavant la peau, la préservant du soleil. Un touchant petit air de rentrée des classes...

Bien des barrières étaient tombées durant ces quelques jours sur la Côte et pour tout dire nous avions vécu un véritable été de débauche. Mes deux chèries s'en étaient données à coeur joie et j'avais moi même pris finalement du plaisir aussi bien entre leurs bras qu'avec le bel éphèbe, ami de l'ami qui entre temps nous avait abandonné sa villa. L'imberbe avait assez de sensualité et une plastique plutôt avantageuse. Je l'avais laissé volontier me masturber et me sucer alors que Frida s'occupait de lui et que mes caresses allaient à la transalpine. Du coup, plus question d'avouer à Laora le stratagème élaboré avant les vacances...

Laora "- Ma tou sais, jé né souis pas doupe. La Frida elle m'a tout raconté.

Moi - ... Tout? 

Laora - Si! Ton pitit stratagème pour mé faire croire qué tou es gay. Ca m'a fait beaucoup rire quand jé té vou après avec lé pitit pédé.

Moi - Non? Tu veux dire que tu savais tout depuis le début? Et tu m'as laissé dans cette situation?

Laora - Ma, c'est toi qui l'as fait cette sitouazione. Avoue qué c'était bien no?

Moi - Ben j'avoue surtout que je ne me suis pas vraiment compromis. Non franchement, nous ne nous sommes pas mutellement sodomisé et pour moi c'est essentiellement de cette façon que l'on cristalise un comportement homo. 

Laora - Ah c'est vrai? Alora tou es encore vierge?

Moi - Oui enfin, façon de parler...

 

Photo:Stephen Edwards

Par jeaneg - Publié dans : Ma Psy et Moi - Communauté : Tronches de vie
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Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 11:00

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Je n'avais pas réussi à extraire Laora de ma vie. Le mal était incurable. La gazelle des Abruzzes, mon petit chamois des Dolomites, cette fille à l'accent chantant et aux parfums de Toscane que j'avais aperçu la première fois s'engouffrant sous le porche de l'immeuble de Frida, sa chevelure luxuriante flottant sur ses menues épaules, était pour toujours enracinée dans mon coeur.

J'avais eu le temps, durant ma retraite dans un bordel de Cappadoce, de réviser tous les épisodes de notre relation et l'évidence m'était apparue, me foudroyant comme Saul sur le chemin de Damas. Cette fille ne pouvait pas s'enchaîner à une seule personne. Elle était libre et sans contrainte, aimait qui lui plaisait, à son gré et rien ni personne ne pouvait l'accaparer.

De retour à Paris, estimant que mon purgatoire avait été suffisamment conséquent, je filais directement chez elle sans même avertir Frida. Pourquoi l'aurais-je fait après tout? Cette machiavélique teutonne avait assez profité de la situation. Je revenais gonflé de certitudes et de testostérones, prêt à tout avouer à la belle ragazza.

Mon enthousiasme fut un peu douché lorsque je constatais que l'appartement était vide. L'effet de surprise était à l'eau. Le téléphone m'en apprit davantage:

Laora "- Pronto...

Moi - Où es tu?

Laora - Ô mio bambino! Come staï? Tou es dé rétour. Vene vite j'ai hâte dé té rétrouver...

Moi - Moi aussi mon chevreau, mais où es tu?

Laora - Ma sour la Côte où vé tou? C'est oune villa qué oune ami il nous prète.

Moi - Frida est avec toi?

Laora - Si! Avé l'ami aussi et l'ami dé l'ami. Il est souper mignon, jé souis sour qu'il té plaira... Vieni presto."

J'avais un moment espéré que cette histoire serait oubliée. Visiblement Frida, au lieu du plan prévu, avait dû enfoncer le clou pour convaincre Laora de ma bisexualité. 

Et alors? Après tout qu'importe puisqu'elle aime ça? A moi la Côte d'Azur, la mer le soleil... Et le sexe, sous toutes ses formes...

 

Modèle: Varga Zsuzsa

Par jeaneg - Publié dans : Ma Psy et Moi - Communauté : Tronches de vie
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 08:21

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Pendant ce temps là, la belle lombarde, libre de toute pression, s'essayait à des looks alternatifs qui lui permettaient de laisser pousser ses cheveux d'une manière supportable. Selon ses humeurs et ses vêtements du jours, elle était une adorable garçonne,  une espiègle collégienne ou une charmante lady. Je me demandais jusqu'où elle pourrait aller dans cette volonté de retrouver sa longue chevelure d'antan. Malheureusement, j'observais tout cela de loin car Frida, plus machiavélique que jamais avait réussi à me faire tomber dans son piège.

Voyant mon désarois devant la perspective de m'afficher avec un coquin, elle m'avait offert une porte de sortie dans laquelle je ne pouvais que m'engouffrer.

Ma Psy "- Foilà ze ke nouz allons vaire: Pas bezoin de traguer un mignon garzon... D'ailleurs che me demante zi zela ne risguerait pas de réféler en doi ein zerdain penjant... Pref!

Moi - Attends attends attends, qu'est ce que tu veux dire par là? Tu penses vraiment que si je fréquentais un garçon cela pourrait révéler ma vraie nature? Mais tu m'as affirmé toi même que je n'étais pas homo...

Ma Psy - Ecoutes moi mon boulet, l'homozexzualitdé ze n'est pas ein maladie, on est d'akord, za ne z'attrape pas comme un rhume tes voins. Mais il y a dans la fie des gouts ou des blaizirs qu'on a et dont on se laze et d'autres auxquels ont refiens ou que l'on découfre blus dard...

Moi - Mouais, d'un seul coup tu penses que je pourrait trouver du plaisir à me faire sodomiser, non mais...

Ma Psy - Ach! tu m'agazes! Z'est quand même doi qui t'es voudu dans zette calère  non? Alors ékoute moi, ch'ai la zoluzion: tu dizbarais de la zirgulazion pendant quelques temps, et moi che ragonde à l'italienne que tu as une relazion avec un choli garzon, mais que le bedit konnard t'a blaqué et que tu zombres dans le dézesboir et la débrézion... Et quand che te vais zigne, tu réabarais, Laora te conzole et ni fu ni connu..."

Le plan mis à exécution, Frida avait le champs libre pour roucouler tranquillement auprès de la belle toscane et moi j'étais bon pour la traversée du désert, partagé entre haine et gratitude pour Frida  qui me faisait payer cher ma fanfaronnade mais me sauvait la mise... 

Par jeaneg - Publié dans : Ma Psy et Moi - Communauté : Tronches de vie
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